Pologne

Varsovie

Souvenirs de l’été 2018

Après avoir entamé notre séjour polonais à Gdansk, nous avons traversé le pays en train pour arriver dans la capitale. Warszawa, un nom qui sera, pour notre génération, éternellement rattaché à un pan mouvementé et tragique de l’Histoire du XXe siècle. 

Notre hôtel se trouve dans Praga, un quartier qui respire un peu l’URSS. La rue d’en face a déjà une couleur différente : remplie de restos et de bars, elle s’anime le week-end et se transforme en espace populaire-bobo, comme dans beaucoup de métropoles européennes.

Notre passage à Varsovie sera bref : à peine une escale, à peine le temps de découvrir quelques recoins. Déformation professionnelle oblige, on se dirige vers le Musée de l’Insurrection de Varsovie. À l’arrêt de bus, on se rend à l’évidence : impossible de trouver le chemin. Et là s’opère l’un de ces miracles impossibles à expliquer en voyage… Nous tombons sur un vieux monsieur ne baragouinant pas un mot d’anglais. En 2 temps 3 mouvements, il nous amène jusqu’au musée. Que dis-je, jusqu’à L’ENTREE du musée. Autour de nous, une queue de touristes en attente (longue de 2 rues !) devant un portail surveillé par des gardes. Pas intimidé pour un sou, notre « guide » improvisé échange en polonais, pose deux billets (gratuits !) dans nos mains et nous pousse au travers des barrières. Au nez et à la barbe de toutes les personnes en attente ! À peine le temps de dire « ouf », et nous voilà à l’intérieur, tandis que le portail se clôture derrière nous… Une des plus énigmatiques et mémorables rencontres du voyage !

Quant au Musée, que dire ? Pensé de manière complexe, avec des effets intéressants et immersifs, l’endroit demeure un peu partial et patriotique à notre goût, avec une mémoire sélective et parfois un manque d’historicisation. Malgré tout, on n’en sort pas sans émotions. Il faut une pause sur la terrasse du café pour digérer, avant de nous reconnecter à la vie contemporaine.

Car Varsovie s’est reconstruire sur les ruines de la guerre, jusqu’à rebâtir sa vieille-ville, avec son château et son architecture haute en couleurs. Nous arpentons également les vestiges de l’ancien ghetto juif, dont il ne reste plus grand-chose. Entre une pause pierogis et un concert de rue de fanfare, nous méditons sur cette ville-martyr, dont l’histoire a inspiré tout un pan de notre culture cinématographique et littéraire. En même temps, cette ville a retrouvé de sa superbe, avec une énergie dynamique, jeune et vivante. Nous n’en attendions pas grand-chose, et nous avons été extrêmement surpris.e ! Diamétralement différente de Gdansk, dont le vernis policé gardait intact l’opulence du passé, la capitale polonaise nous a offert un visage dual, contrasté et riche en émotions.

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